Prévue pour le 28 décembre 2025, l’élection présidentielle guinéenne, étape cruciale du retour à l’ordre constitutionnel après plusieurs années de transition, approche à grand pas. La clôture du dépôt des candidatures, intervenue le 3 novembre 2025, a révélé une liste d’aspirants dont certains ont immédiatement suscité débats et controverses. Parmi eux figurait une candidature inattendue et polémique : celle du commandant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, ancien aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara et figure centrale du procès du massacre du 28 septembre 2009.
Condamné en première instance à dix ans d’emprisonnement pour crimes contre l’humanité, Toumba purge sa peine à la Maison centrale de Conakry, tout en ayant interjeté appel.
Le 12 novembre 2025, la Cour suprême a finalement tranché et déclaré définitivement sa candidature irrecevable, non pas en raison de sa condamnation pénale, mais pour un motif bien précis : l’absence d’attestation médicale, exigée par la Constitution.
Cette décision invite à revenir sur la question initiale — Toumba pouvait-il juridiquement se présenter ? — et à examiner ce que révèle le verdict sur l’effectivité des droits politiques des personnes détenues.
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